Crise de l’immobilier aux Etats-Unis : un risque de contamination ?
Un article intéressant sur la crise de l'immobilier avec l'aimable autorisation de Geoffroy Bragadir, Président d'empruntis.com
Le segment le plus
risqué du marché du crédit immobilier aux Etats-Unis, le segment
« subprime »à haut risque voit augmenter depuis quelques mois
maintenant les défauts de paiements alors que le prix des biens est en baisse
et que ralentit le dynamisme du marché. Plus d’une vingtaine d’institutions
spécialisées ont déjà fait faillite et le deuxième d’entre eux, New Century est
incapable de faire face aux échéances imposées par ses créanciers.
- la hausse des prix (+123% depuis 1998) devrait s’arrêter
cette année (comme nous l’estimons avec le BIPE depuis septembre 2006). On
attend une baisse des prix globale de 2% sur l’exercice en cours ;
- Des incertitudes sur le nombre de transactions qui interviendront en 2007 subsistent, notamment à cause de l’attentisme lié à la présidentielle.On note que les intervenants attendent cependant un chiffre un peu en retrait et une production globale également inférieure à 2006. Ces prévisions sont soutenues par l’allongement de la durée de ventez, dans l’ancien comme dans le neuf, et de la hausse sensible des stocks (dans le neuf)
- les durées d’emprunt sont en allongement constant, 25 ans est
la durée préférée des français avec près d’un tiers des prêts conclus sur cette
durée ;
- les taux restent à un niveau attractifs, et devraient le
rester au cours de l’année, même si la tendance de fonds est haussière ;
Cette situation,
non stabilisée en France fait se poser avec d’autant plus d’acuité la question
de savoir si les déboires américains peuvent se produire de la même façon, et
avec la même intensité en France.
Tout d’abord, la
situation aux Etats-Unis est liée à la forte distribution de crédits à des
ménages au profil de risque élevé par des sociétés de crédits spécialisées dans
ce type de segment et majoritairement mono-produit et non des banques comme
celles que nous connaissons (banques mutualistes ou banques nationales) qui
assoient leur risque sur un nombre de produits beaucoup plus élevé. Il n’y a
pas en France de système comparable uniquement dédié aux prêts hypothécaires à
haut risque. La diversité des risques supportés par les banques et les
établissements de crédit est un garant de leur stabilité.
En outre la
France, et notamment depuis la loi bancaire de 1984 ou " loi relative à
l'activité et au contrôle des établissements de crédit ", a décloisonné la
réglementation en faisant sauter les cadres juridiques spécifiques (banque de
dépôt, banque d’affaires, banque de crédits) créant ainsi un cadre juridique
unique s’appliquant aux banques mais aussi aux établissements de crédit. Elle
dispose depuis cette date d’une « solidarité de place », mécanisme
qui oblige les établissements en bonne santé à soutenir leur concurrents mal
gérés en cas de crise.
On voit donc que
la situation américaine ne peut pas se reproduire telle quelle en France. Les
inquiétudes sur le marché
immobilier américain peuvent cependant toucher par rebond la France. Le














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