On connaissait depuis plus
d’un an Zopa (UK) et Prosper (US) qui permettent aux consommateurs d’emprunter
directement des fonds à des préteurs eux-mêmes particuliers.
Quelle perspective pour la
finance en P2P (Peer to Peer) plus communément appelée la finance 2.0 ?
Son fonctionnement repose sur des principes à peu près communs
Le principe fondamental
repose sur celui de la « tontine » (forme d'épargne et de crédit). Ce
mécanisme de financement est celui d’un échange circulaire et égalitaire d'un
bien, d'un service ou d'argent à l'intérieur d'un groupe de personnes qui
appartiennent le plus souvent au même cercle ou à une même communauté.
La tontine
d'argent existe au sein de communautés où généralement les organismes préteurs
refusent d'intervenir. Le système fonctionne car les relations sociales créent
un équilibre du système. Dans des contextes moins communautaires ou
individuels, ce seront plutôt des organismes de microcrédit qui tiendront ce
rôle.
En résumé
deux facteurs sont indispensables :
Ø La
notion de ‘place de marché’ qui arrive à
faire rencontrer les emprunteurs et les prêteurs
Ø Un
mécanisme (social ou « industriel ») qui donne une estimation du
risque (information sur l’emprunteur donné au préteur ou à un groupe de
préteurs)
Grâce à
Internet la notion de ‘place de marché’ communautaire peut être très vite
recréé (à l’image des communautés web / blog ..etc).
Quant à
l’estimation du risque elle est disponible dans tous les pays possédant des
fichiers positifs (centralisation du score client)
Tous les
pays possédant donc des mécanismes fiables d’estimation du ‘risque client’ sont
donc en mesure de lancer des systèmes
P2P (pour autant que le spread de taux épargne/crédit soit significatif et donc
attractifs pour les utilisateurs finaux)
Pour les
pays ne possédant pas de mécanismes centralisés d’estimation du risque (comme
la France) un certain nombre de solutions sont en cours de réflexion, elles
permettront d’innover dans un nouveau type de P2P
Quand on
voit les progressions des sites communautaires les perspectives qu’offrent les
initiatives P2P ne devraient pas laisser indifférent dans les mois à venir la
finance « traditionnelle »